L'étiquetage E150a, ou caramel ordinaire, devrait être très simple. Pourtant, pour de nombreuses entreprises agroalimentaires, il représente un véritable casse-tête. De plus, lors de la commercialisation à l'international, une réglementation applicable dans un pays peut entraîner le refus d'un produit dans un autre. Ces fréquentes erreurs d'étiquetage concernant le E150a sur les marchés mondiaux sont à l'origine de problèmes coûteux, de retards et de l'insatisfaction des consommateurs.
Le principal sujet abordé ici est la disparité mondiale des normes et réglementations alimentaires. Le consensus concernant l'étiquetage E150a des céréales varie selon les pays, et ce pour plusieurs raisons.
Il est indéniable que le nom « idéal » peut varier d’un endroit à l’autre. Avant de finaliser la conception de votre emballage, il est toujours préférable de vous renseigner sur la réglementation en vigueur sur votre marché cible.
Il peut être tentant de ne pas qualifier le colorant E150a de « naturel ». Il est produit par chauffage de sucres tels que le sucre ou le sirop de maïs, un procédé similaire à la préparation de caramels maison. De ce fait, le procédé de fabrication du E150a, utilisé comme simple colorant caramel, présente un fort attrait pour les produits à étiquetage clair. Cependant, le terme « naturel » est juridiquement sensible sur les étiquettes alimentaires. Sur de nombreux marchés importants, notamment aux États-Unis, toute substance ayant subi une transformation chimique ne peut être légalement qualifiée de « naturelle » dans la liste des ingrédients, même si cette transformation est simplement due à la chaleur. La législation est souvent très stricte et varie d'un pays à l'autre. Cette situation met en lumière un enseignement majeur pour tous les fabricants : « étiquetage clair » ne signifie pas « naturel ». Tenter d'utiliser l'étiquette « naturel » peut entraîner des problèmes juridiques. Certains pourraient vous accuser de tromper les consommateurs. Une approche bien plus efficace et transparente consiste à utiliser la terminologie appropriée et autorisée. Ils peuvent le voir comme « Colorant caramel » ou simplement « Colorant caramel » dans la liste des ingrédients. Cette mention, qui décrit simplement la nature de l'ingrédient, est son meilleur atout. Aucun litige n'est à craindre dans ce cas.
Forts de plusieurs décennies d'expérience dans le secteur, nous avons observé les meilleures pratiques adoptées par de nombreux fabricants de produits alimentaires souhaitant se développer à l'international. Parmi les problèmes récurrents, l'étiquetage erroné du colorant E150a est le plus fréquent. Nous vous proposons une liste de contrôle des principaux points à surveiller. Ceci permet de prévenir les malentendus courants concernant l'étiquetage du E150a sur les marchés internationaux.
Dans l'UE : Ignorer les règles de quantité (QUID)
Dans les pays de l'Union européenne, l'indication des pourcentages dans la liste des ingrédients peut être obligatoire. Cela s'applique notamment lorsque vous mettez en avant un ingrédient sur le devant de votre emballage. Par exemple, si votre étiquette mentionne une « couleur brun foncé », et que cette couleur est due au colorant E150, vous devrez également l'indiquer comme suit : « Colorant caramel E150a (0.5 %) ». Ces règles permettent aux fabricants d'éviter d'induire les consommateurs en erreur quant à la quantité de chaque ingrédient présent dans leurs produits.En Amérique du Nord : Oublier les informations sur les allergènes
Il est important de noter que le colorant E150a n'est pas un allergène alimentaire courant. Cependant, le sucre utilisé pour sa fabrication peut provoquer des allergies. Si votre colorant caramel est à base de blé, vous êtes tenu de l'indiquer. Cette obligation découle de la loi américaine FALCPA (Food Allergen Labeling and Consumer Protection Act). L'étiquette doit mentionner « Colorant caramel (contient du blé) ». Il est primordial de connaître l'origine de vos ingrédients.